Skip navigation

BUPA GLOBAL

Les habitudes qui préservent la santé cardiaque

Do one little thing for your heart today

Un homme et un garçon jouant au football sur la plage

Pour préserver sa santé cardiaque, mieux vaut maintenir son poids de forme et en l'occurrence, les petites décisions peuvent faire toute la différence.

Certaines personnes adorent manger, boire et faire la fête à cette période de l'année. Mais si un écart occasionnel ne devrait pas avoir d'impact significatif sur votre santé et votre tour de taille, les petits choix que vous faites au quotidien en ont indéniablement un.

Les statistiques indiquent qu'une personne obèse a une probabilité bien plus importante de développer des problèmes cardiaques et 30 % plus de risques de souffrir d'un cancer.

Bonne nouvelle cependant : il n'est pas nécessaire de procéder à des changements drastiques de mode de vie pour se maintenir à un poids sain. Tout réside en fait dans les petites résolutions que vous prenez au quotidien, et dans leurs bienfaits cumulés au fil du temps.

Même un excès négligeable en calories, s'il est continu, provoque une accumulation – un excédent quotidien de 100 calories pendant 10 jours s'accumulera pour atteindre le chiffre considérable de 1 000 calories non brûlées et donc pouvant être stockées sous forme de graisse.

« Aujourd'hui, la charge calorique dans les aliments est incroyablement élevée et il est facile de consommer en peu de temps 2 à 3 fois la quantité de calories que vous devriez normalement consommer au cours d'une journée », Dr Amit Sethi

Le piège consisterait donc à ne voir que les 1 000 calories cumulées sans se soucier des 100 calories excédentaires quotidiennes. Procédez à de petits changements, les grands suivront d'eux-mêmes. Ainsi, vous finirez par réaliser que pour conserver un poids sain, il suffit d'appliquer au quotidien un ensemble de décisions simples, plutôt que de mettre en œuvre de grands changements d'habitudes qui altéreraient considérablement votre mode de vie et pourraient s'avérer difficiles à observer sur le long terme.

Quel est le lien de causalité entre poids et maladies cardiaques ?

S'il est facile de constater les effets d'une prise de poids sur votre corps - vous avez du mal à enfiler votre pantalon ou devez desserrer votre ceinture, ces effets sur votre cœur peuvent s'accumuler discrètement. Il est possible que vous n'en ayez pas conscience jusqu'à ce que vous ayez un problème sérieux.

Une pression artérielle constamment élevée (ce qui peut endommager la paroi artérielle) et des niveaux élevés de cholestérol sont deux signes fréquents d'un excès de poids.

Et chacun des deux peut entraîner une détérioration du système cardiovasculaire par la plaque, une combinaison de cholestérol, de calcium et de graisse dans le sang (les triglycérides). La plaque peut se développer à l'intérieur des artères, les durcir et les rétrécir, ce qui réduit le flux sanguin envoyé vers le cœur et peut même le bloquer, pouvant alors entraîner une attaque cardiaque.

Le cholestérol est-il le grand coupable ?

En fait, le cholestérol est naturellement produit par le foie et s'avère vital pour la formation des membranes cellulaires, de la vitamine D et de certaines hormones. Le « bon » cholestérol est appelé lipoprotéine de haute densité (HDL : High-density lipoprotein). Cette composante du cholestérol protège d'ailleurs le cœur et se retrouve, par exemple, dans les légumes racines et dans d'autres aliments sains.

Chez certaines personnes, les niveaux de cholestérol sont génétiquement élevés et peuvent être traités par voie médicamenteuse. Pour d'autres, en revanche, ces niveaux élevés sont dus au cholestérol LDL (Low-density lipoprotein) et aux triglycérides (« mauvais cholestérol »), ces derniers provenant d'aliments trop caloriques ou riches en acides gras saturés.

Le cholestérol, lorsqu'il est élevé, ne provoque aucun symptôme externe. C'est pourquoi, en cas de doute, consultez votre médecin afin qu'il détermine s'il est nécessaire de procéder à un bilan lipidique.

Quelles sont les mesures qui comptent vraiment ?

« L'obésité dans le monde connaît une hausse exponentielle, mais elle s'accompagne conjointement d'une prise de conscience accrue quant à l'importance du poids et à la composition des tissus adipeux. Le poids en tant que donnée chiffrée ne traduit pas forcément une nécessité de perdre du poids. L'indice de masse corporelle (IMC) est certes utile, mais l'on se demande de plus en plus dans quelle mesure nous devrions nous y fier. » a déclaré le Dr Sethi.

L'IMC n'opère pas de distinction entre la graisse et les muscles (plus lourds que la graisse), donc les gens très musclés peuvent se retrouver classés à tort dans la catégorie des personnes en surpoids, voire obèses, selon l'IMC. À l'inverse, des personnes ayant un IMC normal peuvent très bien avoir un tour de taille trop graisseux, ce qui peut augmenter le risque de maladie cardiaque.

Certaines recherches suggèrent désormais que le rapport tour de taille / hauteur pourrait être un meilleur indicateur du risque cardiovasculaire – la mesure la plus saine étant un tour de taille inférieur à la moitié de la taille en hauteur.

Les principales mesures à suivre pour maintenir un poids de forme :

  • Manger beaucoup d'aliments non transformés, en particulier des fruits et légumes, des céréales entières et des noix
  • Réduire la consommation de viande rouge et manger davantage de poisson et de volaille, les deux étant moins riches en graisses saturées
  • Adopter un régime réduit en sel, lire les indications au dos des emballages pour connaître la quantité de sel « caché » dans les aliments transformés
  • Pratiquer une activité physique régulière.

« Il est bien plus facile d'enrayer un problème 20 ans avant qu'il ne survienne. Si nous nous alimentons sainement, maintenons nos triglycérides à un bas niveau et faisons régulièrement de l'exercice afin de créer une masse musculaire qui contribuera à brûler les excédents de calories, nous pouvons conserver un poids de forme et un cœur en bonne santé dès maintenant, comme plus tard. »

Ce sont réellement ces petites résolutions prises au quotidien qui ont des résultats au fil des ans.



Sources :

1. Le cholestérol LDL et HDL : Ce qui est bon et ce qui ne l'est pas. Association américaine des maladies du cœur (American Heart Association), le 2 juillet 2009.

2. http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs311/en/

3. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/10832771

Dr Amit Sethi MRCGP Directeur médical, Bupa Global